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1ᵉʳ septembre 2026 — échéance passée. Qualifications, temps de direction et projet d’évaluation de la qualité s’appliquent depuis douze jours. Décret n° 2025-304.
Protocoles obligatoires

Protocole de suspicion de maltraitance ou de danger : un exemple rempli

À quoi ressemble un protocole de suspicion de maltraitance ou de danger rempli en micro-crèche ?

Ce protocole détaille les conduites à tenir et les mesures à prendre en cas de suspicion de maltraitance ou de situation présentant un danger pour l’enfant. Il est annexé au règlement de fonctionnement et transmis pour information au président du conseil départemental.

Pourquoi cet exemple est complet

Le contrôle vérifie que le circuit est écrit, connu, et qu’il ne dépend pas de la présence d’une seule personne. La situation où la suspicion vise un membre de l’équipe est regardée en particulier, car elle est souvent absente des protocoles.

L’extrait

Les 3 premières sections du document, telles quelles sortent du dossier.

1. Principe

Aucun professionnel n’a à qualifier une situation de maltraitance. Chacun a en revanche l’obligation de transmettre ce qu’il observe. Le doute se transmet, il ne se garde pas.

Les écrits de ce protocole sont factuels : ce qui a été vu, entendu, à quelle date et à quelle heure. Aucune interprétation, aucun jugement : les paroles de l’enfant sont rapportées mot pour mot, y compris lorsqu’elles nomment quelqu’un, et l’observateur écrit ce qu’il a vu, sans conclure.

2. Signes d’alerte

  • Marques corporelles répétées, ou dont l’explication varie d’un adulte à l’autre
  • Changement brutal de comportement : retrait, sursauts, agressivité inhabituelle, refus du change
  • Propos ou jeux de l’enfant évoquant des situations inadaptées à son âge
  • Signes de négligence : hygiène, alimentation, vêtements inadaptés de façon répétée
  • Comportement d’un adulte au moment de l’accueil ou du départ qui inquiète un professionnel

3. Circuit interne

ÉtapeCe qui est faitResponsableDélai
1Consigner par écrit ce qui a été observé, sur la fiche d’observation dédiéeLe professionnel témoinle jour même
2Transmettre la fiche à la directionLe professionnel témoinle jour même
3En l’absence de la direction, transmettre à la personne assurant la continuité de directionLe professionnel témoinle jour même
4Relire la fiche avec le professionnel témoin et transmettre l’information préoccupante ; toute décision de ne pas transmettre est motivée par écrit sur la ficheLa directionsous 48 heures
5Transmettre à la cellule départementale de recueil des informations préoccupantesLa directionsans délai si danger
6Informer le gestionnaireLa directionle jour de la transmission

Les erreurs que cet exemple évite

  • Ne pas prévoir le cas où la suspicion vise un membre de l’équipe
  • Faire dépendre toute la chaîne d’alerte de la seule directrice, sans solution en son absence
  • Rédiger des consignes qui invitent l’équipe à qualifier ou à enquêter
  • Omettre les coordonnées de la cellule départementale de recueil des informations préoccupantes
  • Ne pas prévoir de traçabilité, ou une traçabilité contenant des jugements plutôt que des faits

Le document complet compte 4 sections de plus, et il est livré avec sa trame vierge et sa notice de personnalisation.

Ce que contiendra le dossier